Une médiation familiale spontanée

Didier et Michèle séparés depuis 4 ans, Sophie avait 4 ans. Une enfant, née avec une grave malformation ; opérations, hospitalisation jusqu’à 6 mois, retour à la maison avec soins médicaux donnés par les parents.

Didier : « A la séparation, résidence alternée une semaine sur deux. Après 3 mois, beaucoup de tensions entre parents. Le JAF n’accède pas à la requête de Mme de la  résidence principale chez elle. J’ai refait ma vie et j’ai eu une petite fille depuis 6 mois. La mère veut à nouveau m’enlever ma fille et lui a fait dire au pédopsychiatre que j’étais violent avec elle. Sophie est une enfant roi chez sa mère. Chez moi, il y a des règles et pas de caprices incessants. Je lui avais donné une « baffe ».»

Michèle : « J’ai accepté la résidence alternée, suite aux menaces de Didier de renier sa fille. Je n’ai pas porté plainte pour la » baffe », par peur des réactions de son père. Sophie ne trouve pas sa place chez son père; Je veux récupérer la résidence principale, je n’ai pas confiance en son père ; je ne crois pas qu’une médiation familiale changera les choses.»

Pendant les entretiens, ils se parlent de leur vie conjugale, découvrent comment chacun a vécu le « terrible accompagnement » des souffrances et soins de leur bébé, leur solitude, leur manque de partage, leur rancœur, la rencontre de Didier d’une autre femme, « disponible », de leurs valeurs éducatives, de leur vision commune et de leur différence. « Maintenant, je sais que tu es un bon père. »

Au 5ième entretien: « On a retrouvé une vraie communication ». Sophie n’a plus besoin de dire du mal de l’autre. « On poursuit la résidence alternée. On aimerait un dernier entretien pour vérifier si notre confiance et notre communication va tenir face à la nouvelle grave opération de Sophie, dans 3 semaines, qui nous fait très peur. »